Sélectionner une page

Libération des détenus radicalisés

 

450 islamistes sortiront de prison avant la fin 2019 dont 50 ont été condamnés pour terrorisme. 512 sont également condamnés et détenus pour des faits de terrorisme islamiste. Cette perspective de libération de criminels radicalisés et dangereux est de nature à inquiéter la population. Visiblement les autorités de ce pays, Emmanuel Macron et Nicole Belloubet (ministre de la Justice) ne semblent pas du même avis !

Il est de notoriété publique que les services spécialisés ne parviennent pas à surveiller les islamistes figurant au FSPRT (Fichier des signalements pour la prévention et la radicalisation à caractère terroriste) constitué d’environ 15 000 noms, français ou résidant en France : 4000 directement suivis par la DGSI, car plus susceptibles de passer à l’acte. 20% sont des délinquants de 18 à 25 ans. C’est ce que l’on nomme l’hybridation (délinquance-radicalisation). Moins de 50 noms figurent sur le fichier mayennais.

Alors que le renseignement pénitentiaire est quasi inexistant et que les conditions de détention des radicalisés sont complètement inadaptées, Nicole Belloubet veut nous faire croire qu’elle fera surveiller ces islamistes extrêmement dangereux !

D’anciens combattants d’Al-Qaïda sont « libérables » comme Djamel Beghal, que nous serons contraints de garder en France. Les autres sont tous d’anciens combattants de la filière irako-syrienne : les premiers « revenants » ont été condamnés à moins de 5 ans de prison par une législation complétement défaillante, puisqu’ils étaient poursuivis pour des délits alors qu’il s’agissait de crimes.

Orientés vers des quartiers d’évaluation de la radicalisation (4 et bientôt 6 en France), ils sont ensuite envoyés en centres de détention, où ils peuvent poursuivre le prosélytisme et recruter de nouveaux adeptes. Le scandale est qu’ils peuvent bénéficier de remises de peine (loi Urvoas de 2016). En cas de libération, les autorités veulent nous convaincre de la fiabilité du placement sous surveillance électronique, injonction de soins, obligation de fixer sa résidence…Mesures autant inefficaces qu’inadaptées puisque Adel Kermiche (fiché S sous contrôle judiciaire et sous bracelet électronique) a tué le curé Hamel à Saint Etienne du Rouvray le 26 juillet 2016.

La guerre que nous a déclaré l’islam radical utilise un terrorisme de masse et durable. Il nous faut anticiper et revoir notre posture à l’offensive. Le danger vient aujourd’hui plus de nos banlieues et quartiers de non-droit que de l’étranger, sans qu’il faille sous-estimer un retour possible d’un djihadisme nomade. Il nous faut clairement désigner l’ennemi intérieur, les salafistes, les wahhabites et les Frères musulmans dont sont issus les terroristes. Une plus grande efficience des moyens et des structures en place doit être recherchée. En l’absence de mesures sérieuses, notre système se renforce moins vite que la menace ne progresse. En voici quelques-unes qui pourraient être préconisées :

  • Création d’un parquet antiterroriste et d’un pôle national consacré à la lutte antiterroriste en lieu et place du parquet de Paris ;
  • Une meilleure coordination renseignement/justice ;
  • Mettre fin aux failles judiciaires persistantes ;
  • Rénover les structures du renseignement territorial ;
  • Instaurer la perte ou la déchéance de la nationalité française pour des faits de terrorisme ;
  • Isoler les détenus condamnés pour faits de terrorisme islamiste ou radicalisés ;
  • Reprendre la réflexion sur la rétention judiciaire et ne pas libérer un individu tant qu’il est considéré comme dangereux ;
  • Informer les maires sur les individus à risque résidents sur leur commune ;
  • Appliquer l’article 411-4 du code pénal (Intelligence avec l’ennemi) qui permet, dès que l’on est convaincu qu’un homme ou une femme a des relations avec l’Etat islamique, de le poursuivre devant les tribunaux, et de le mettre hors d’état de nuire.

Bien sûr, tout est faisable et imaginable si on a vraiment la volonté politique de neutraliser définitivement ces individus, mais c’est précisément là que réside la difficulté. Les gens qui nous gouvernent comme ceux qui les ont précédés ont contribué à créer cette situation et n’auront jamais le courage d’exercer toute la rigueur de la loi.

Ils parlent, ils excusent, ils édulcorent, bref ils « enfument » le bon peuple pour ne pas qu’il voit la réalité de la situation qu’ils ont créée et ne réagisse trop « énergiquement ». Ils ne cessent d’évoquer l’esprit de résistance des années 1940, mais eux sont déjà à plat ventre !

Seuls Marine Le Pen et le Rassemblement National seront à la hauteur des enjeux futurs !

 

Jean-Michel CADENAS

Délégué Départemental du RN53 – Membre du Conseil National

(Image : lagauchematuer.fr)