Sélectionner une page

Mort du Lieutenant-colonel Arnaud Beltrame

Le Lieutenant-colonel Arnaud Beltrame, 44 ans, qui s’est offert comme otage à la place d’une femme, est décédé.  Après une corniche (classe préparatoire) au lycée militaire de Saint-Cyr L’Ecole, Arnaud Beltrame avait commencé sa carrière dans l’armée de terre en 1995 comme aspirant appelé, puis comme ORSA à l’Ecole d’Application de l’Artillerie (EAA de Draguignan, 35eme RAP (Régiment d’Artillerie Parachutiste), 8eme RA (Régiment d’Artillerie), puis il intègre l’école militaire interarmes (EMIA) de Saint-Cyr Coëtquidan. En 1999, il sort major de la promotion « Campagne d’Italie » et rejoint ensuite l’Ecole des officiers de la Gendarmerie nationale à Melun, dont il est sort à nouveau major en 2001 (promotion Capitaine Gauvenet). Il est affecté au Groupement blindé de la Gendarmerie mobile à Satory.

Dès 2003, il intègre l’EPIGN (Escadron Parachutiste d’Intervention) à Satory, où il reste trois ans. Qualifié chuteur opérationnel, il est engagé dans des missions de protection, notamment à Bagdad en 2005, dans un contexte de grave insécurité. Il participe à la récupération d’un ressortissant française, et il est alors décoré de la croix de la valeur militaire.

Il rejoint ensuite le 1er Régiment d’Infanterie de la Garde républicaine, comme commandant d’une compagnie en charge de la sécurité de l’Elysée, durant quatre ans. De 2010 à 2014, il commande la compagnie de Gendarmerie départementale d’Avranches (Manche), puis rejoint le ministère de l’Ecologie, où il s’occupe d’Intelligence Economique. En août 2017, il est nommé officier adjoint du groupement de l’Aude, où il participe notamment à un exercice de contre-terrorisme en décembre dernier.

Arnaud Beltrame était marié avec Marielle, vétérinaire au zoo de Sigean (11), et n’avait pas d’enfant. Il est le troisième gendarme et le douzième militaire mort en service depuis le début de l’année. Il est tombé sous les balles d’un terroriste à Trèbes. Abattu à bout portant, la gravité de ces blessures ne laissait que peu d’espoir.

Le chef de l’Etat lui a aussitôt rendu hommage, parlant « d’un courage et d’une abnégation exceptionnels ». « Tombé en héros », il « a illustré les vertus militaires d’une manière éclatante, qui mérite respect et admiration de la nation tout entière ».

Quand au ministre de la Défense, Florence Parly, elle tente de faire preuve de volontarisme : « La lutte contre Daech se poursuivra sans faiblesse, avec force et détermination ». Ah oui et comment ? En laissant les frontières ouvertes permettant aux terroristes de s’infiltrer avec les immigrés clandestins. En naturalisant les voyous condamnés ?

Une fois rendu l’hommage à l’officier héroïque, n’y a-t-il pas des questions à se poser ? Le meurtrier, Redouane Lakdim, a été naturalisé en 2015 malgré une condamnation en 2011 pour détention d’armes et en 2014 pour outrage à agent. Une fois français, nouvelle condamnation en 2016 pour trafic de stupéfiants ! Ne faudrait-il pas juger Hollande, Valls, Cazeneuve et Taubira…pour commencer ! Tous ces « autorités de la République » ont du sang sur les mains. Leur incompétence et leur pusillanimité criminelle engendrent une situation d’insécurité qu’ils ne contrôlent pas. Ils mettent sciemment la vie des français en danger en refusant ce que de simples mesures de bons sens commandent.

Le 28 septembre 2017, les députés du Front National ont déposé un amendement réclamant l’expulsion des fichés S étrangers, ainsi que vient de le rappeler Marine Le Pen. Elle indique que le terrorisme doit être traité comme un « acte de guerre », et que les étrangers sur les 16.000 fichés S recensés doivent être immédiatement expulsés.

Le Lieutenant-colonel Arnaud Beltrame est mort. Macron va certainement accorder une promotion méritée à l’officier, puis le décorer, et enfin demander aux français de ne pas céder à la vengeance, de rester serein et de s’habituer à la menace du terrorisme en France. Quelques-uns mettront des bougies, des fleurs ou des nounours, et tout continuera comme avant !

Personnellement, je déplore cette passivité des citoyens qui manquent de lucidité ou refusent de voir où se trouvent les responsabilités. Depuis 30 ans, les élus PS et LR recyclés dans LREM n’accordent aucune importance aux observations des professionnels de la sécurité intérieure et continuent de poursuivre une politique migratoire, dans les rangs de laquelle s’infiltrent des terroristes. Par ailleurs, la naturalisation sans contrôle génère des « français » inassimilés, voire inassimilables qui gangrènent notre société et menacent la paix publique. Le chaos est plus proche que les élus ne le croient !

Jean-Michel CADENAS

Délégué Départemental RN de la Mayenne

Membre du Conseil National du RN

 

(Image : SirpaGend)