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Travail pour les Migrants, chômage pour les français

 Non par principe humanitaire mais pour faire face à une main d’œuvre vieillissante, l’Allemagne a accueilli 1 100 000 Migrants au lieu d’embaucher ses chômeurs ou éventuellement des expatriés européens. La France « En Marche » s’oriente vers cette politique économique.

Les emplois des secteurs non délocalisables (BTP, restauration, transport, services : aide à la personne, sécurité, manutentionnaire…) étaient occupés jusqu’à présent par ceux qu’on appelait la « France d’en bas » (Jean-Pierre Raffarin), les « sans dents » (François Hollande) ou les « illettrés » (Emmanuel Macron). Ce peuple valeureux et courageux est, ou sera réduit au RSA par nécessité, les emplois sont ou seront occupés par les Migrants.

Les Migrants présentent l’avantage d’être pour l’employeur une population « vulnérable« , acceptant des conditions de travail difficile ou inacceptable pour des salaires de misère, des conditions assimilables à l’esclavage moderne.

Dans son rapport remis au gouvernement, le député Macroniste Aurélien Taché, suite à ses déplacements, entre autres en Mayenne, et aux doléances du MEDEF, préconise de faciliter l’accès au travail des Migrants en précisant que « l’intégration » ne passe plus par les connaissances de l’Histoire de France. On n’est plus à l’ère du fameux « roman national » mais à celle de la marchandisation de l’être humain.

« L’immigration se révèle une chance d’un point économique »

(Selon Emmanuel Macron)

Le député préconise d’offrir 600 heures aux analphabètes pour ceux qui en ont le plus besoin, contre 200 heures actuellement. Le but serait de « maîtriser rapidement le français, être logé dignement et pouvoir rapidement exercer une activité professionnelle. » Toutefois, le code du travail, conformément à la directive européenne de « libre circulation« , n’interdit pas à un employeur d’embaucher une personne qui ne parlerait pas français. La loi Travail dite « El Khomri-Macron » du 8 août 2016 précise même que les travailleurs doivent être informés de la législation les concernant en matière de droit du travail dans « une langue qu’ils comprennent« .

La Mayenne, « Terre de migrants« 

Aurélien Taché propose des contrats avec les branches professionnelles et des « partenariats avec les grandes entreprises ». La Mayenne peut être considérée comme une « terre de migrants« , étant géographiquement située dans une zone économiquement favorable avec des entreprises employant une main d’œuvre non qualifiée, souvent clandestine, comme dans la restauration (http://www.hautanjou.com/actualite-2775-chateau-gontier-des-travailleurs-clandestins-dans-restaurant-chinois.html), les abattoirs (https://www.ouest-france.fr/maliens-et-portugais-exploites-patron-condamne-17355) et le BTP avec régulièrement des grands travaux comme la ligne EPR de Flamanville. On se souvient que Bouygues, dont le fondateur avait pourtant épousé une mayennaise d’Ambrières-les-Vallées, préféra employer 450 immigrés avec des contrats de travail illégaux en France (Coût de ces infractions : 10 à 12 millions d’euros de cotisations sociales pour l’Urssaf) (https://www.ouest-france.fr/normandie/epr-de-flamanville-bouygues-condamne-pour-travail-dissimule-4872310).

Par ailleurs, l’élu LREM prône de faciliter l’accès aux migrants à certains métiers, notamment dans le secteur médical (comme les auxiliaires de vie ou les aides-soignantes) mais aussi à la Fonction Publique, de ne plus la réserver aux seuls français, mettant ainsi fin à la politique ancestrale, non pas de « préférence nationale » mais « d’exclusivité nationale« .

Des mesures incitatives pour les entreprises

La taxe due à l’Office français de l’immigration et de l’intégration (Ofii) par les employeurs (entre 72 et 300 €) serait supprimée lors de l’embauche d’un migrant. Pour les marchés publics de l’Etat,
il suggère de développer l’utilisation des clauses sociales, c’est-à-dire les entreprises qui auraient recruté des migrants. Une « agence dédiée à l’intégration des étrangers » élargirait les missions de l’Ofpra (Office français de protection des réfugiés et apatrides). Cette politique, payée par nos impôts, aurait un coût chiffré à 607 millions d’euros.

Les CSP + les prochaines victimes de la mondialisation

L’Inde vient de réserver un accueil « princier » à Emmanuel Macron. Les enjeux financiers et économiques sont énormes. L’Inde a la plus grande ressource d’ingénieurs au monde. L’entreprise française d’informatique Capgemini (4ème mondial) recrute en masse sa « matière grise » en Inde (87 000 sur un effectif total de 180 600) recevant 600 000 CV par an, le personnel hautement qualifié y est 4 fois moins cher qu’en Occident.

Toutefois, les élus libéraux LREM devront demain justifier leur politique économique de dumping social impliquant la préférence étrangère au détriment des français sans emplois.

Nicolas Chotard

(Image : metamag.fr)