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Lahcene Benahlia dit Alexandre Benalla

 

Chaque jour amène son lot de révélations concernant le dénommé Lahcene Benahlia dit Alexandre Benalla. Les informations diffusées par les médias ne nous rassurent pas sur la manière dont Emmanuel Macron envisage la sécurité du Président de la République.

En fait, Emmanuel Macron souhaitait mettre en place une police politique dont il aurait été le seul donneur d’ordres. Il avait choisi Benalla comme chef de ce réseau de barbouzes. Pour cela, il lui avait offert les moyens de la République : Véhicule avec chauffeur et gyrophare, résidence aux frais de l’Etat, badge d’accès à l’Hémicycle, autorisation de port d’arme, proposition de candidature au poste de Sous-Préfet au tour extérieur, Grade de Lieutenant-colonel de la Réserve citoyenne de la Gendarmerie, et même une connection directe avec les hauts-gradés de la police qui lui ont remis sans barguigner les vidéos compromettantes de ses « exploits » du 1er mai lors des manifestations avec des opposants politiques, malgré l’ouverture d’une enquête judiciaire.

Compte tenu de l’ampleur médiatique de l’évènement, l’Elysée n’a pas pu s’opposer à la création d’une commission d’enquête tout en tentant de la contrôler. Ainsi deux Co-rapporteurs sont en charge : l’un de ladite commission et l’autre de la Commission des Lois de l’Assemblée Nationale, député LREM. C’est précisément cette dernière qui s’oppose à l’audition de Benalla lui-même mais également de Monsieur Castaner, employeur de Vincent Crase, second protagoniste de cette affaire, également mis en examen.

L’audition de Gérard Collomb le lundi 23 juillet, durant 2h30, n’a apporté aucun élément exploitable puisqu’il ne « savait rien ! » Le ministre de l’Intérieur se dédouane de toute faute personnelle et charge le préfet de police ainsi que le cabinet d’Emmanuel Macron : « Je m’étais assuré le 2 mai que tant le cabinet du président de la République que la préfecture de police avaient été destinataires de l’information de la vidéo mettant en cause M. Benalla. Il leur appartenait donc d’agir. C’est la règle pour tous les manquements », a déclaré le ministre.

La commission d’enquête souhaite ne s’intéresser qu’aux seuls faits du 1er mai concernant les brutalités commises par Benalla mais cela n’est pas la question. La véritable question est de savoir qui a protégé Benalla. Pourquoi la justice n’a pas fait son travail, pourquoi le porte-parole de l’Elysée, Bruno Roger-Petit a menti aux Français, mais plusieurs ministres également. Ces derniers laissaient entendre que suite au 1er mai, Benalla avait été sanctionné par une mise à pied de 15 jours et rétrogradé, ce qui s’est avéré un mensonge éhonté.

Marine le Pen a demandé, pour l’instant sans résultat, l’audition du Colonel Eric Bio Farina, commandant militaire de l’Elysée, ainsi que du chef de cabinet de Macron.

Au final, on sait qu’Emmanuel Macron avait chargé Benalla, ancien videur de boite de nuit, de réorganiser le GSPR (Groupe de Sécurité du Président de la République), de recruter 14 barbouzes venus d’on ne sait où, afin d’imposer la tutelle de l’Elysée et de créer une « police » parallèle.

La République exemplaire d’Emmanuel Macron prend l’eau et je ne sais pas s’il sait nager ailleurs que dans un panier de crabes !

Jean-Michel CADENAS

Délégué Départemental RN de la Mayenne

Membre du Conseil National RN

(Image : RTBF.be)