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Les Gilets jaunes sont dans la rue !

 

Les Gilets jaunes, c’est la France qui travaille et se lève tôt. C’est le cri de douleur de Français de souche dépossédés du fruit de leur travail, par des salaires maintenus à la baisse par la mondialisation mettant en concurrence les travailleurs français avec le monde entier : par les délocalisations d’un côté (pour l’industrie et une partie des services) ; par l’immigration de l’autre (pour le BTP, la restauration et les services à domicile). Mais également par les taxes de plus en plus lourdes et l’éloignement croissant entre le lieu d’habitation et le site de l’emploi. Marine Le Pen a raison lorsqu’elle évoque un problème d’aménagement du territoire qui accroit les difficultés.

Les gens sont chassés des centres-villes par l’explosion du prix de l’immobilier due à la création monétaire, à la hausse des revenus des catégories économiquement supérieures, à l’investissement international et au tourisme. Mais aussi chassés de la banlieue des villes par une immigration de plus en plus nombreuse qui impose ses mœurs et sa domination. Avec cette constatation terrible que travailler dans la France périphérique rapporte moins que vivre d’aide sociale et de rapines dans les banlieues de l’immigration.

Les Français sont dépossédés de leur territoire et de leur vie qui leur échappe, car ils sont relégués en périphérie. Les Français sont humiliés par leur président dont les prétentions et les bévues diplomatiques sont la risée du monde diplomatique. Ils sont irrités de voir Macron recevoir sous les ors de la République un groupe de musiciens plus ou moins travestis diffusant un message qu’on aurait souhaité plus sain pour nos jeunes.

Depuis le 17 novembre et les évènements révoltants du 31 décembre sur les Champs-Elysées, les Gilets jaunes sont désormais en passe d’être dépossédés de leur mouvement et de leur révolte, par l’ultragauche et la racaille de banlieue qui se sont invités à la manifestation. Il n’est possible d’approuver les pillages et les violences. Or les voyous ont pris la main à Paris, Marseille, Toulouse samedi en fin d’après-midi et en soirée.

Désormais ce qui fait la « une » c’est l’explosion de la violence et de la mise à sac des boutiques riveraines. Les Gilets jaunes se retrouvent victimes de 40 ans de laxisme gouvernemental, policier et judiciaire qui peut rendre la situation dans les banlieues hors de contrôle. Ils sont victimes du « désarmement » des forces de l’ordre. Doit-on rappeler ici que la France ne dispose que de 14 000 hommes spécialisés au maintien de l’ordre (109 escadrons de gendarmerie mobile et 61 compagnies de CRS). La dernière année de son mandat, Sarkozy a supprimé 15 escadrons de gendarmerie mobile. Hollande a interdit aux gendarmes mobiles, l’emploi de grenades offensives après l’affaire de Sivens, si efficaces en cas de troubles graves et généralisés. Quant à Macron, qu’a-t-il fait pour rendre plus efficace le maintien et le rétablissement de l’ordre dans notre pays ?

Le gouvernement découvre aujourd’hui la fracture sociale et identitaire annoncée depuis longtemps par tous les observateurs, et découvre, horrifié, que la France existe encore ! Non seulement Macron n’a pas été capable de gérer ce mouvement initialement pacifique, mais il l’a ignoré avec suffisance.

Le mondialisme nous a conduits à la révolte des Gilets jaunes, et l’immigration va nous mener à l’explosion des banlieues, car c’est bien ce qui s’est passé samedi à Paris. Comme Macron n’a aucune autorité naturelle et se retranche derrière les pouvoirs que lui confère la Constitution pour s’imposer, cela risque d’être un peu court pour régler la situation.

Face à l’insurrection généralisée qui risque d’embraser le pays, je crains bien que Jupiter ne reste dans les nuages !

Jean-Michel CADENAS

Délégué Départemental RN de la Mayenne

Membre du Conseil National RN

(Image : site RL)